Selon le ministère du Tourisme, la fréquentation hôtelière a progressé de 2,7 % en Alsace en juin par rapport à l'an passé.
Cette hausse profite-t-elle à Strasbourg ? Pas sûr.
Car, même en l'absence de bilan chiffré global, quelques tendances se dégagent déjà : « Juin et juillet ont été corrects, grâce notamment à l'effet positif du Tour de France.
En août, en revanche, le mauvais temps a eu une incidence négative », indique Patrice Gény, directeur de l'office du tourisme de Strasbourg et de sa région. Selon ce dernier, « ce sont surtout nos compatriotes qui ont annulé leur séjour, beaucoup plus rarement la clientèle étrangère, qui avait réservé à l'avance ».
En toute logique, « l'hébergement de loisirs en plein air, comme le camping, a le plus souffert », précise Marc Lévy, directeur de l'Agence de développement touristique du Bas-Rhin.
Pour autant, l'hôtellerie-restauration ne serait pas épargnée : « Après un léger mieux en juillet, il semblerait qu'août soit très mauvais », déplore Patrick Diebold, qui préside la délégation hôtelière du Bas-Rhin. Et tout ne doit pas être mis au compte d'une météo défavorable. Selon lui, on assiste à une baisse générale du tourisme de ville au profit des séjours à la campagne.
Pour inverser la tendance, Patrick Diebold préconise davantage d'animations estivales en ville « qui doivent bénéficier d'une plus large communication ». Histoire de ne pas se contenter des excursions traditionnelles, telle la promenade sur l'Ill en bateau, qui attire moins les touristes lorsqu'il fait mauvais. Jacky Pignon, chargé de l'activité touristique au port autonome, table ainsi sur une baisse de 5 % des passagers en août, par rapport au même mois l'an dernier.
© 20minutes







Le propos ci-dessus réveille la conscience collective. Quel usage faire de ces banderilles qui sont portées au secteur touristique par l'internaute.
Plaidoyer en forme d'avertissement pour secouer le touriste qui se fait déplumé sans réagir au pays de la cigogne.
Et dans les autres régions de notre belle France, qu'a-t-on relevé comme exagération à dénoncer?
La désaffection relative des touristes pour l'Alsace relève de multiples causes. C'est un sujet sérieux qu'il faut aborder entre spécialistes de la branche concernée...
Hoppla chiche parlons-en sans tabou ni a-priori excessif.
La parole est à la défense!! selon l'expression consacrée.
Rédigé par: Aimedesire | 17 septembre 2006 à 17:51
Bonjour à toutes et tous,
Je crois que je vais jeter un gros pavé dans la mare de l'un des principaux secteurs d'activité de notre Région en dressant un portrait peu reluisant de certains acteurs économiques de la Route des Vins qui demeure encore un des pôles d'attraction touristique d'Alsace.
Que penser de l'accueil réservé dans certains établissements et lieux touristiques aux visiteurs venant dépenser leur argent en Alsace ?
De trop nombreux exemples d'accueil à la limite de la politesse me viennent à l'esprit :
n'avez vous jamais eu la désagréable impression, en entrant dans un lieu public que vous y étiez accueilli comme un "gêneur"... en conséquence de quoi, comme de plus en plus de touristes, je vais dépenser mon argent ailleurs, où je suis bienvenu, accueilli et traité comme un Client (je l'écris volontairement avec un "C" majuscule car trop de nos acteurs économiques ont oublié que c'est ce Client qui les fait vivre...).
Que penser des prix pratiqués, sans commune mesure avec la réalité et pour des produits pas toujours bons hélas ??
2.50 euro un banal café insipide, sans mignardise, à Thann, dans un hôtel 3*** ? Ou ailleurs ??
4.60 euro un quart de Côtes du Ventoux à Ribeauvillé, alors que tout le monde sait que ce vin est proposé à moins de 5 euro la bouteille par les grossistes ??
3.20 euro, voire plus la demi-bouteille d'eau minérale de production régionale ??
40 cents la rondelle de citron "en complément" d'1/4 Perrier servi en terrasse à Colmar ??
15 euro ou plus encore, une choucroute ou un baeckaoffa insipides sous vide réchauffés en vitesse au bain-marie ??
Du pain pas toujours frais, des moutardiers à moitié plein, mais désséchés, ayant connu des jours meilleurs
Peut-être aussi l’état lamentable, bien que des progrès importants sont relevés, ici et là, des toilettes qui font aussi partie de notre image, surtout pour les touristes anglo-saxons ou germanophones… Tirer une chasse d’eau après s’être servi des toilettes n’est pas un effort insurmontable, c’est un simple geste de respect envers les autres utilisateurs…
Et j’en passe….
Autres point qui blessent :
Même si les Gîtes ruraux proposent une possibilité d'hébergement alternative sympathique et plus abordable à l'hôtellerie traditionnelle, il ne faut pas perdre de vue que leurs tarifs par nuitée se sont nettement orientés à la hausse, alors que leur confort ne l'est pas forcément, le montant de l'investissement initial reste relativement limité, la fiscalité moindre, et les normes de sécurité et d'hygiène nettement inférieures à celles des hôtels classés... et que ceci crée de facto une concurrence indirecte néfaste à la profession hôtelière dans son ensemble...
Idem pour tous ces "points chauds", sandwicheries et autres fast food, sans même parler des nombreux salons de thé qui servent maintenant et de plus en plus de la petite restauration, s'accaparant et détournant une tranche importante de clientèle qui n'ira pas se restaurer dans l'un des nombreux établissements professionnels qui jalonnent la Route des Vins, par choix personnel mais aussi par manque de pouvoir d’achat…
Aussi peut-être les tarifs appliqués pour les accès aux différents lieux de loisirs et autres attractions du style Ecomusée, Bioscope, parcs naturels et autres ???
Bien sûr, on va m’opposer le montant des charges salariales, de la TVA, les 35 heures et leur impact en CHR, etc….
Oui, mais autant que je sache, l’accueil, le sourire et l’amabilité des uns et des autres ne sont pas soumis à charges socilaes, ni à TVA…
Allons amis Alsaciens, un effort ou nous connaîtrons des vaches maigres comme en ont connu avant nous la Côte d’Azur et d’autres destinations touristiques.
Es esch herschti Zitt !!!
Rédigé par: alsacien | 15 septembre 2006 à 09:30